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….. Et ce seront, en guise d’œuvre, ici, déjà plus tard, quelques phrases lointaines et de si loin venues, inaccomplies et peu considérables, qui parleront à mi-voix, à voix mélancolique, d’Eloignement, d’un Monde illégitime, inabouti…..
…..Une Parole infime et douce, dans un souffle de feuilles, imperceptible écoute, murmure l’indicible Blessure, l’Etrangement, le Temps, un étrange murmure: Ô Disparus, l’Inconsolable…..
…..J’imagine des visages silence aux regards recouverts de velours, aux yeux d’étoffe et d’ange, regards d’un autre Monde et qui ne posséderaient pas…..
…..D’inoffensive Essence, un chant infus de sous les mots, de sous l’humus, dirait la claire Appartenance, l’Evidence maternelle, le Secret d’un éternel Présent…..
…..Une sereine Lassitude et le Délaissement m’ont revêtu parfois comme d’un Corps absent que je regrette, de rêves sans objet, d’une Mélancolie rêveuse que le Monde n’atteignait presque plus…..
…..Je cherche la Tiédeur, la plus profonde alcôve pour l’Immobilité, la Demeure essentielle, en pays d’Amnésie, en forêt de Sommeil, la Rade souveraine, la Nef d’Amour aux voiles de lin blanc qui ne viendra jamais, le Creux secret et le Centre soyeux, suave comme la Mort, comme l’Oubli que nous avons, Naissants, perdus…..
…..Ce serait une fête étrange et très lente, un Dimanche qui ne finirait pas, sans passé ni promesse, une fête d’Enfance figée dans la Mémoire, ivresse d’Absolu…..
…..Grandeur et Misère tissent nos jours, nos nuits, la Faute et la Fierté s’échangent et se mêlent en incompréhensibles chorégraphies…..
…..Des Flamboyances de Matière mutiques et sonores, un silence d’Abysses enveloppent nos vies, Langes, Linceuls sont nos habits, brèves Lampes, un Monde illégitime, inabouti…..
…..Devant l’Effroi, dans la Souffrance, faut-il penser au désespoir d’une secrète Malignité de l’Être?…..
…..Un difficile Effacement soit mon bonheur, ma Loi, selon le Procès, l’Ainsi du Monde, l’Eloignement, puis-je rêver insensément un Disparaître sans mourir?…..Ô Mélancolies, l’Absence!…..
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