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Si je veux retrouver le goût de mon enfance
Enfouis en mon cœur, je reprends les sentiers
De ma douce jeunesse et relis mes cahiers
Mes premiers mots d'amour fleuris d’adolescence
A l'heure où le feuillage effleuré de silence
Imperceptiblement alangui de chagrin
Comme une antique armoire avec force m'étreint
Sous mes doigts vieillissants s'écoule l’espérance
En penchant mon visage au-dessus du ruisseau
Je ressens un bonheur encore bien plus beau
Une encre de soleil, comme l'ambre d'écume
Emprisonne le ciel, enlace d'or ma plume
Alors je me souviens de mon premier baiser
Et je sens une larme avec douceur couler
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