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Ces chemins, que j’ai empruntés,
Les yeux grands ouverts sur la route,
Droite, tellement bien pavée,
Qu’aucun trou n’y semait de doute.
Ces chemins, longs, de randonnée,
Dans la musique de leurs monts,
Où j’ai compris ma liberté
Tachée de terre en mes talons.
Ces chemins, si courts, d’impatience,
Coupant les talus, en danger,
Pour quelle fin quand trop d’avance
Ruine des projets le succès.
Ces chemins soudain d’incertitude,
Où j’avançais dans le brouillard,
Au bord de précipices rudes,
Buvant de l’effroi le nectar.
Ces chemins, crépuscules sombres,
Parfois tunnels ou labyrinthes,
Où ne s’ouvraient que portes d’ombres
Sur des fracas et puis des plaintes.
Ces chemins vides du passé,
Ces autres, qu’il me reste prendre,
En de subtils chassés-croisés,
Comme la vie sait nous les vendre.
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