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Jour de grisaille
Je m'accroche à ces cotonnades épinglées au ciel
Décrivant de mes yeux de jolis monts existentiels
Reproduisant de jolies appliques toutes jalonnées
Qui s’affichera en moi tel qu’un jour surchargé
Je m’épongerai d’une larme tombée d’un nuage
Et j’étancherai ma soif de vivre en son passage
Le mutisme incommensurable des heures usées
Me mèneront à la route de l’indifférence abusée
Les heures s’allongent dans le temps consommé
Les issus se resserrent dans mes artères soudées
Le mal qui se prolonge affaiblit le déplacement
Folle est la névrose soufflant à plein halètement
Dans la faiblesse de l’égarement je m’enferme
Soustraire ce qui fut en cette naissance si terne
L’espoir déposé dans un tiroir, la clé envolée
Je n’accorde rien au paysage, les yeux fermés
Mon âme plane, je me pends à ces cotonnades
Menant mes œillères sur le mur des jérémiades
Demeurant forte comme cette vie inébranlable
L’absence des ombres nul reflet, suis malade
J’allume le feu pour éteindre ma faiblesse
L’eau à peine frissonne dans la bouilloire
Le vent déplie la nuit comme une caresse
Un recueil déposé sur la chaise du dortoir
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