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Etrangers à toute haine ils ignorent le remord
Sans conscience du danger ils ne craignent pas la mort
Portés par l’aile du vent tout revêtu de plumes
ils chantent allègrement des chants sans amertume
Fuyant le morne hiver et toutes ses rigueurs
les ailes déployées ils rament avec vigueur
ils grimpent dans les cieux lancés comme une sonde
comme une pierre dorée échappée d’une fronde
Puis se laissent balancés comme un vaisseau sur l’onde
toutes voiles dehors sur l’océan qui gronde
comme la femme dans la vie déplace ses hanches rondes
Quand ils déploient leurs ailes la grâce les inonde
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