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Il m’arrive parfois de sombrer, en un sanglot
Venu de trop loin, avec ces douleurs trainant
Sur le mauve des jours, agonisant sur mes mots,
Ces ailes si grandes, mes soleils vont se voilant.
Ah ! mes amis, pardonnez cette plume noire,
Elle cherche ce vent malin des petits matins
Qui, sur les rameaux fleuris, chante jusqu’au soir
Les mélopées échafaudant des rêves anciens.
J’entends un adagio de Ravel, et je tombe
Dans l’éclaircie pauvre de tous mes orages,
Des fiançailles pleurant, là, au pied des tombes,
De mes larmes en allées qui n’ont plus d’âge.
Je vois ce ventre inondé de vie, ce cri
Solitaire submergé par de roux automnes,
Faut-il qu’à la dernière saison j’en ai l’oubli.
Ô tristesse ! tairas tu ce que tu fredonnes,
Ma main, sous l’encre, jetant dans un ciel creux
Des mots, leur nudité aux portes éphémères,
Cette lumière indécise d’un serment trop vieux
Où passent les ombres chargées de misère.
Bientôt ma main, ma pauvre main, n’écrira plus,
Les soleils noirs où flirte l’oiseau en partance,
Vers ces pays bleus où il n’est point d’inconnu,
Où le temps s’est arrêté avec l’absence.
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