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Comme le paysan, amoureux des moissons
Je savoure bonheur sur l'herbe des vallons
quand décline le jour mon âme devient blonde
J'écoute en la ramure une voix si profonde
L'auguste rossignol chante pour moi si fort
Que mon cœur s'ensoleille autant que les blé d'or
Les grands bœufs sont restés à l'ombre des vieux chênes
C'est l'heure où le berger veut oublier ses peines
Les flammes du couchant comme un écureuil roux
Lèchent le vert feuillage et chassent les courroux
Le vent d'été m'enchante en m'offrant une idylle
Et s'endort sur les fleurs en un rêve tranquille
Les grillons tous en chœur comme au soirs de juin
Aiguisent leur archet, se nourrissant de foin
En mon palais doré je câline les voiles
Je bois de la douceur et m'enivre d'étoiles
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