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Si le destin un jour, plus sombre que l'hiver
Édulcore mon cœur, de plus le désarçonne
Si la mort vient frapper, mon regard, de son fer
Qu'il te faille oublier le temps de l’anémone
Marie écoute-moi si ma tête s'incline
Réalise tes vœux et reprend ton chemin
Choisit un petit coin, que l'aurore illumine
Mène mon corps en terre et serre bien ma main
Chaque nouveau printemps si le ciel est d'azur
Dépose sur ma tombe un bouquet d'aubépine
Et vient me tourmenter de ton parfum si pur
Surtout ne pleure pas, mais plutôt contamine
L'endroit de ton éclat, en récitant des vers
Ardents et lumineux, écrit moi une prose
En puisant le nectar et l'ambre des couverts
Et pose un doux baiser où mon âme repose
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