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Donner une dimension imaginaire à une flaque d’eau, par Issac Cordal.
Tu tournes le dos à la providence
Et tu marches d’immobilité
Sur des flaques d’eau
Qui te regardent, nu.
Ton regard a des absences
Que tes pas cadencent
Et des passants indifférents
En noir et blanc
Et tu ranges au fond de toi
Leurs sourires inavoués
Des squares débauchés
Où tournoie l’ennui
Puis tu vas chez toi
Où de pâles abat-jours
T’attendent encore
Et tu tournes le dos à la providence
Et tu t’endors de vivre
Sur des nuits profondes
Qui te regardent, nu.
Puis tu rêves d’une pluie tiède
Ruisselante sur ton visage
Ta vie en flaques d’eau
Sous un ciel qui se déshabille
Et qui te regarde, nu.
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