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La luzerne aux dents de lapin,
la tige élévée aux fleurs de lupin,
le pissenlit sent la racine à ces molaires,
le coquelicot fleuri à la belle sans travers,
les folles herbes poussent parfois à l'envers.
Pâquerette décompte pétales en amour,
l'ortie pique en chardons aux beaux jours,
l'herbe est folle, cueillie en tisane
ces brins font d'elle, une partisane..
Dans la fôret affolée par les fougères,
le faisan passe à l'envolée par terre,
limaces font de l'accro-branche,
sur la tige d'une rose blanche,
folles herbes ont des poussées franches.
La menthe sauvage, elle apprivoise,
la salade en feuille en belle grivoise,
qui dire du thym et du persil en tête,
une douce paraffine qui affine en goutellettes,
l'huile en olives avec un tête à queue,
la ciboulette finement coupée en deux,
les herbes sont folles à la rosée des dieux.
L'herbe folle, elle rafolle de ces prés,
aux vents ondulant les champs de blé,
les épis s'affolent au temps d'après,
des germes en pousse pousse volées,
par l'herbe folle, aux graines germées..
Bruyère en là, Fontaine aux fables animalières,
Jouvence d'abbé sourit à ces terriers de taupe,
la motte picquée à vif par le lierre,
qui grimpe sur le mur de brique taupe,
l'herbe est folle de rejoindre les cieux,
quand se fanent les ans en poussière de feux;..
Didou écrit le 15 01 2013
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