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Comme le ruisseau nait
D'une source d'eau,
Le poème nait
D'une source de mots.
Ils jaillissent, indisciplinés,
Parfois rapides et parfois lents,
Tourbillonnent sans se placer,
La parole les entraînant.
Il n'est pas toujours facile
De canaliser leurs idées,
Car ils sont vifs et agiles
Et partent de tous côtés.
Quand enfin, en prose ou en vers,
Sur la feuille blanche ils s'élancent,
Ils ajoutent à notre univers
Des moments de joie intense.
Pourtant, Poèmes, je vous hais,
Vous me faites écrire
Tous ces mots que jamais
Je n'avais osé dire.
Ce que je voulais taire,
Vous avez dévoilé,
Et déclamez en vers
Tous mes plus grands secrets.
Poème édité dans Centre Presse Aveyron 18 mai 2008
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