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LA ROSE ET LE BROUILLARD
Sur les quatre saisons, que la lumière arrose,
Ainsi, va le brouillard… Ainsi, fleurit la Rose…
Ainsi, va le brouillard, hésitant, embusqué,
Qui avance masqué ;
Ainsi, va le brouillard, vêtu de gouttelettes,
Dans l’aube violette…
Ainsi, va le brouillard, au milieu de l’été,
Affaibli, rejeté,
Fuyant pour rechercher, sous la chaleur solaire,
Des cieux crépusculaires :
Sur la Rose insolente, il verse, éperdument,
Un long gémissement.…
Ainsi, va le brouillard, au milieu de l’automne,
Qui règne et qui s’étonne
De pouvoir dérouler ses audacieux croquis,
Vers des terrains conquis :
Sur la Rose apeurée, il jette un voile humide
Et un regard timide…
Ainsi, va le brouillard, au milieu de l’hiver,
Imprimant son revers,
Cristallisant l’azur, d’un givre magnifique,
Cruel et maléfique :
Sur la Rose brisée, dans son dernier élan,
Il met un linceul blanc…
Ainsi, va le brouillard, prélude aux rêveries,
Aux fantasmagories…
Ainsi, va le brouillard, au milieu du printemps
Qui passe ou qui s’étend ;
Ainsi, va le brouillard, qui est resté le maître
Mais ne veux plus soumettre :
Sur la Rose innocente, à l’habit irisé,
Il appose un baiser…
Ainsi, va le brouillard, répandant le mystère,
Merveilleux et austère…
Ainsi, va le brouillard, caressant, de ses pleurs,
La Rose, en sa pâleur…
Attentif et morose…
Ainsi, va le Brouillard… quand il étreint la Rose…
© Gérald ANGELIS Onirisme quantique - décembre 2011 conception : 1h30
Poème de la série : Poèmes allégoriques (complémentaire du poème « Le Vent »)
Superposition de deux parcours ; Structure fractale ;
Couleurs dominantes associées : Printemps et automne : Rose et gris-bleu pâle ; Été : Rose vif & or ; Hiver : Blanc étincelant
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