Petits Reflets De soi

 

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Les Fleurs Magiciennes

le vendredi 07 décembre 2012, à 19:58. Posté par Zé


Des plaines fécondes de la vie,
Débordantes de sublimes promesses,
Nous sommes horticulteurs apprentis,
En quête de grandeur et de noblesse.

Sous des lunes ascendantes, confiants,
On sélectionne les meilleures graines
- Celles de rêves fous – puis, les semant,
Chaque jour qui suit ravit le domaine.

Il faut arroser, de larmes parfois,
Pour que germent et poussent les plantules,
Pailler ses espoirs, par grand temps de froid,
Mouiller quand menace la canicule.

Hélas il arrive, quand vient la fleur,
Après tant d’efforts, de persévérance,
Que pointe au grand jour, tragique, l’erreur :
Méprise totale sur la semence.

Et le pépiniériste maladroit
S’imaginant récolter orchidées,
Tient leur vague reflet au bout des doigts…
Un champ d’illusions qu’il faut arracher.

Pourtant, il n’est jamais tard dans la vie,
Il faut croire, en retroussant ses manches
Au sel du sol, relever le défi
De poser sur le malheur sa revanche.

Car du sol riche, composté de peine,
Qu’on ne se résout à laisser sans vie,
Finissent par émerger, magiciennes,
Les Fleurs qui subliment tout un pays.

http://youtu.be/JRFbNAx4Q5o


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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
luneenreve le vendredi 07 décembre 2012, à 21:24
La nature en fête dans ce magnifique poème et une bonne dose de morale à en tirer. un plaisir de te lire.
A bientot.
http://www.mespoemes.net/luneenreve

Philip de Berg(JARDIN DE LUNE) le samedi 08 décembre 2012, à 08:42
Que d'allégories dans ce poème, mon cher José. "Arroser de ses larmes" ! Il faut avoir la conviction que ses larmes seront fécondes, car elles se veulent faites de l'eau pure de la sincérité. Mais si les larmes sont celles du regret, sommes-nous certains qu'elles portent en elles cette pureté nécessaire, indispensable à l'éclosion de nouveaux printemps fleuris. Sinon, l'existence ne peut être rien qu'un champ de fleurs fanées que le peintre ne saurait magnifier. Amitiés, José. Philip.

belespoirs le samedi 08 décembre 2012, à 09:17
----
http://www.mespoemes.net/belespoirs
dans ce magnifique bouquets de vers, je vois un champs de fleurs tel un champ d'espoirs ! magnifique partage merci beaucoup !
Amitiés

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 08 décembre 2012, à 10:58
Si je reviens sur ton site, c'est pour une raison bien précise. Tu m'as joliment complimenté sur mon dernier écrit (dialogue avec G. Sand). Mais c'est à José que je veux m'adresser. Ma sensibilité pour l'écriture et la joie de lire les plus belles pages de notre littérature, je crois que je la dois, dès mon plus âge à mes....instituteurs, comme toi (ou "professeurs des écoles" comme on dit maintenant.) Déjà, pour moi, c'était une joie d'apprendre. Apprendre ? Oui, c'est la découverte du monde. Mes premiers instits portaient des blouses (parfois de tristes blouses grises !). Mes chers instits étaient un peu moins...."chers" quand c'était l'heure du calcul. Mon regard commençait à s'illuminer quand c'était l'heure de l'histoire ou de la géo. Et mes yeux s'illuminaient totalement quand venait le temps de la lecture, de l'approche du français (bon, il fallait simplement surpasser le moment - incontournable - de la grammaire et de la dictée). Eh oui, je remercierai toujours mon instit de m'avoir fait apprendre, comme tout un chacun les premiers vers du "Heureux qui comme Ulysse..." de Du Bellay, ou quelques modestes vers de José Maria de Heredia.
Ils m'ont donné l'envie de me plonger dans les livres, puis plus tard de considérer les mots comme des bijoux bruts que, orfèvres, nous pourrons ciseler à l'envie. Bien sûr, après l'école, en rentrant à la maison, je n'avais ni smartphone, ni console de jeux, ni 150.00 chaînes TV. Alors cela m'a permis de développer mon imaginaire. Mon capitaine Nemo et mon d'Artagnan n'appartenaient qu'à moi. Et plus tard, j'ai découvert ce qu'était le génie littéraire avec des Chateaubriand, des Hugo, des Stendhal. Et, FORCEMENT, à la base de tout cela, mon/mes instits. Mon métier a été d'écrire toute ma vie. D'écrire pour des hommes publics (mon Député-Maire qui signait les écrits) de rédiger des mémoires pour les tribunaux, les ministères. Mais avec une exigence : quel que soit le sujet traité, faire usage de la plus belle écriture.
Aujourd'hui me voici avec ma poésie. Les mots, je les perçois toujours comme des pierres précieuses, des pierres brutes qu'il m'appartient de tailler. Et derrière chaque mot, il y a la Civilisation, cette civilisation qu'enfant nous découvrons de façon didactique parce que le "maître d'école" nous a appris, à petits pas, à la connaître. Alors, c'est le moment, cher José de te dire merci du fond du coeur. Ma prose ou mes vers que tu sembles aimer, ce n'est ni plus ni moins à des José que je la dois. Je te fais toutes mes amitiés. Philip.

bluegirl le dimanche 09 décembre 2012, à 21:14

il est toujours possible de prendre sa revanche, même modestement.
qu'elle nous permette d'écarter les illusions qui nous assaillent et nous font parfois perdre le sens de la réalité.
la résistance nous rend fort, qu'elle puise dans ses racines des élements qui l'auront enrichi, tout comme quand elle puise dans la foi qui est une autre source d'enrichissement.
merci beaucoup de nous avoir fait partager ce poème.
amitiés José.

Domidom le lundi 10 décembre 2012, à 16:37
Un très bel écrit cher José, (arroser de larmes une fleur), j'aime beaucoup ce vers, mais on peut aussi, arroser de baisers, de sourires, de promesses ou d'espoir, notre coeur est aussi riche que notre sol, alors rien n'est perdu, tout peut toujours renaître....
Au plaisir de te lire....
Domie...

José le mercredi 23 janvier 2013, à 19:21
Merci d'être passé(e)s me lire.
Amitiés.

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