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Hors du sol natal l’exilé se sent seul
Et doit pour subsister souvent fermer sa gueule
A force de privations devenu lâche et veule
Le roi des animaux obéit en aveugle
Il doit complaisamment effectuer de grands sauts
Se dresser sur ses pattes, traverser des cerceaux
Ainsi que passe un fil dans le chas d’une aiguille
Souple comme un félin agile comme une anguille
Sa crinière de grand mâle ondulant sur l’échine
L’animal s’exécute comme ferait une machine
Le dompteur dans sa cage qui fait claquer son fouet
C’est le vent de l’hiver
Et les lions rugissant à la fauve crinière
Sont les arbres en forêt
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