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Un morceau de calcaire,
qui écrit au tableau, lumière,
un morceau qui s'effrite,
en marquant son trait, son rite,
qui n'est plus là à l'ardoise,
noire, à cette ombre chinoise..
La craie de mon enfance, elle écrit,
des mots sur la ligne en majuscules,
elle se casse en petits morceaux minuscules,
avec sa marque au marque , elle rit..
L'alphabet n'a pas de secret pour elle,
une blancheur sur la ligne de l'éternel,
entre l'histoire et la géographie,
elle laisse son destin dans cette lithographie.
La craie en couleurs, destin aux papiers d'argent,
du vert pour les arbres, du bleu pour l'océan,
elle a du caractère , un symbole dans ce séant,
sans oulier le jaune, pour le soleil ardent...
Sa mine s'efface à l'éponge humide,
un au revoir, un adieu un peu timide,
aux touches du clavier qui la remplacent,
elle a son épitaphe sur cette place..
Celle des grands hommes célèbres,
une craie, un disque à leurs vertèbres,
celles qui soutiennent les pensées au vol,
pour écrire des mots aux pamphlets bénévoles.
La craie, une couche sous nos pieds, sous nos plantes,
ou s'infiltre l'eau de pluie des étoiles filantes,
pour absorber nos différences, nos errances,
ou accorder à nos invraisemblances, la confiance,
quand elle écrit sur le mur des distances,
l'amour en toutes lettres , l'esprit de clémence...
pour JEAN YVES, directeur d'école,
et bon anniversaire
DIDOU écrit le 13 10 2012
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