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O sève des soirs déchus,
O rimes infernales du temps,
Filles peuplées d’ombres perdues,
Dans les désirs, plaisirs, passant.
Vois d’aveugles renouveaux,
Ton corps défait qui me vient,
Tes soupirs oser, sans mot,
Revenir d’infinis chagrins.
Ces rives étranges où renaissent
Tes parfums, tes lèvres abusées,
La langueur de tes caresses,
Peuplée de nos nuit oppressées.
O fille de mes rêves inconnus
Vois déjà nos sueurs glacées,
Sur mes yeux, revenir nue,
Ton inaccessible beauté.
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