|

Tout se nourrit du silence,
L’heure qui vient est un ailleurs,
Le temps blesse et son errance
Est un miroir où tout se meurt.
D’idéals jours se consument
Et celui qui est n’est rien,
Vois, la lumière s’exhume
Comme une douleur revient.
Vois, tout meurt chaque instant,
Jusqu’au cœur des pierres,
Ce demain en noir et blanc
Nous regarde d’un oeil sévère.
Tout n’est déjà que silence,
La fenêtre où je t’aperçois
Crie ma désespérance
Et ce vide que j’entrevois.
La lumière vibre sur les choses,
Il fait si beau, et j’ai froid,
Les fleurs ont dans leur prose
Nos jardins d’autrefois.
Vois ce jour, il vient, coupable,
Il vendange l’écume des flots,
Vois ce ciel secourable
En nos deux cœurs jumeaux.
08/03/2012
**
|