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Sans rien connaitre,
de tout ce qui nourrit le monde,
j'entre dans la pénombre,
avec la peur au ventre du sombre,
une nuit avec ses éclairs qui inondent,
ce tunnel des pauvres gens,
j'essaye d'être indulgent,
sans rien connaitre,
de leurs passés aux baromètres,
de leurs températures froide au tensiomètre,
du temps présent...
Sans rien connaitre,
de rien , des flaques d'eau qui abreuvent,
les gens pauvres dans le noir,
le charbon qui réchauffe leurs oeuvres,
celles des destins souterrains d'y croire,
avec des encor et les revers du décor,
les ressorts du mateloas de leurs histoires,
ils boivent l'eau soullée pour y puiser la force,
une insoumission qui prendra feu à cette amorce,
sans rien connaitre,
ils vont renaitre , ils vont n'être,
que des humains à comparaitre,
devant le jugement, le dernier,
au jour, où ils se sont lever,
debout pour voir les lumières,
celle qui dans le coeur les éclairent.
Sans rien connaitre,
de rien et de tout, la terre tourne,
on y marche dessus, parfois on se détourne,
des compassions et des soumissions,
mais tendre la main sera-t-elle une mission,
dans le possible de se reconnaitre,
où au vouloir que n'être,
que des humains sans le paraitre...
didier écrit le 21 07 2012
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