Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 28 août 2012, à 07:32 Pourquoi ai-je écrit d'un trait de plume un poème mettant en scène la sinistre guillotine et l'époque sanglante de la Révolution qu'on a appelé "la Terreur" ? Je ne saurai vous le dire. Peut être près avoir lu un peu de Victor Hugo. Rassurez-vous, les suis, je ne suis ni Danton, ni Robespierre ! Rien qu'un gentil poète. Amitiés à tous et à toutes. Philip.
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 28 août 2012, à 15:21 Pour AGGRIPA :
Cher Thierry, mille excuses, je suis bien maladroit. Tout comme je l'ai fait ce matin pour Oliver, de nouveau, à la suite d'une erreur de manip, j'ai effacé ton élogieux commentaire et surtout les détails que tu as donné sur ton aïeul. Si tu veux bien accepter mes excuses et surtout remettre, à peu près comme tu l'avais rédigé, ton commentaire, ça me fera très plaisir. Je vais essayer d'être moins maladroit ou moins étourdi, deux fois dans la même journée, ça fait beaucoup. Amitiés. Philip.
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Agrippa (Thierry Demercastel) le mardi 28 août 2012, à 16:38 Voilà voilà . Un de mes aïeux Augustin-Joseph de Mailly, marquis d’Aucourt, officier général, puis maréchal de France. Il défendra le palais des tuileries lors de la journée du 10 aout 1792. malgré tout, ce grand et courageux serviteur de son pays montera sur l’échafaud À l'âge de quatre-vingt-sept ans. Un superbe texte…Amitiés. |
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Agrippa (Thierry Demercastel) le mardi 28 août 2012, à 16:49 Horrible humanité...
Victimes de la Révolution
Bilan global des différentes guerres civiles. 600 000 à 800 000 †. Statistiques incertaines, beaucoup d'archives ayant été détruites en 1871.
Exemples de bilans dressés par des particuliers. Par le bourreau Charles Sanson dans ses " Mémoires " : pour la période du 14-7-1789 au 27-10-1795 : mis à la lanterne, tués dans les châteaux 400. Suites des guerres civiles 32 000. Massacres de Septembre. 3 400. Guillotinés 13 800. Exterminations en Vendée et chouannerie 180 000. Républicains tués par les chouans 87 000. Famine et peur 7 000. Émigrés morts à l'étranger ou guillotinés 14 000. Fusillés, mitraillés, noyés en province 18 500. Massacres aux colonies 50 000. Jacobins mis à mort dans le Midi 14 600. Famille royale (le roi la reine, la sœur du roi. Philippe Égalité, le dauphin) 5. Morts aux armées 290 000. Par Louis-Marie Prud-homme (1752-1830) dans " Histoire générale et impartiale de la Révolution " (1797) : guillotinés 18 613 dont nobles 1 278, femmes 750, femmes de laboureurs et d'artisans 1 467, religieuses 350, prêtres 1 135, hommes non nobles de divers états 13 663. Femmes mortes de frayeur ou par suite de couches prématurées 3 748. Morts de la Vendée 337 000 (dont femmes 15 000 : enfants 22 000). Victimes à Lyon 31 000, à Nantes de Jean-Baptiste Carrier (Yolet. 16-3-1756/Paris, 16-12-1794, guillotiné) 32 000 (dont enfants fusillés 500, noyés 1 500, femmes fusillées 264, noyées 500, prêtres fusillés ou noyés 760, nobles noyés 1 400, artisans noyés 5 300).
Autres estimations. Nombre de guillotinés à Paris : du 21-1-1793 au 9-9-1795 : 2 794 dont 1 376 du 10-6 au 28-7-1794 (de la loi de prairial au 9 thermidor). Maximum quotidien : 7-7-1794 : 68 : 29-7-1794 (11 thermidor) : 70. [Selon René Sédillot (1987) : 2 639 dont 1 862 entre mars 1793 et juillet 1794.] Age : de 16 à 93 ans (Louis XVI : 39). En province : 42 000 dont 17 000 après un procès : par exemple : Orange : 332 [aussi par fusillade, le rendement de la guillotine étant insuffisant (le 28-5-1793 : 16 guillotinés pour 45 fusillés)] ; Bayonne (1794) : 62 : Bordeaux : 298 ; Arras : 391 ; Rennes : 267. 25 000 par décision administrative (rebelles, émigrés ou déportés rentrés clandestinement). Dans 6 départements : aucune exécution, dans 31 : moins de 10. Répartition en % : condamnés à mort : Ouest 52, Sud-Est 19. Victimes : aristocrates 2, adversaires politiques 8 à 18, roturiers, affairistes, escroc 80 à 90.
Exécutions hors guillotine. A Paris, pendant la dictature de la Commune (tribunal criminel du 17-8-1792) et dans les départements insurgés. Armes blanches et massues : Paris (août-sept. 1792) : 1 395 † dont 420 ne purent être identifiés (cadavres mutilés ou brûlés). Bois de Beaurepaire en Vendée (déc. 1793) : 300 femmes, etc. (le 17-1-1794 Turreau prescrit les exécutions à la baïonnette pour épargner les munitions). Canonnade (les canons sont chargés à la mitraille) : Lyon (plaine des Brotteaux, du 4-12 au 27-12-1793) : 1 876 exécutions. Fusillade : Toulon (du 20-12 au 25-12-1793) : 800 exécutions. Noirmoutier (mai 1794) : 1 200 prisonniers exécutés avec d'Elbée. Angers (1794) : environ 3 000 [dont 800 à Ponts-de-Cé (corps jetés à la Loire)]. Nieuport (Belgique, 17-6-1794) : 1 200 émigrés exécutés par Pichegru (encore républicain). Auray (1795) : 952, etc. Noyade : Nantes (du 3-10 au 31-12-1793) : 4 800, dont 2 000 la semaine de Noël [maximum le 23-12 : 800 (" mariages républicains " : noyades par couples nus. 1 homme lié à 1 femme)]. Voir ci-contre le bilan de Louis-Marie Prudhomme.
Le 17-10-1926 : 10 constituants ont été béatifiés, dont 1 archevêque (d'Arles. Mgr du Lau) et 2 évêques [de Beauvais, François-Joseph de la Rochefoucauld-Bayers (né Angoulème 1735) et Pierre-Louis de la Rochefoucauld-Bayers (son frère, né Angoulême 1744, évêque de Saintes)] assassinés aux Carmes le 2-9-1793.
Principaux leaders de la Convention
Période girondine. Du 21-9-1792 au 31-5-1793 : Jean-Pierre Brissot (17-1-1754/31-10-1793 guill.). Étienne Clavière (1735-93 suic.). Armand Gensonné (10-8-1758/31-10-1793 guill.). Élie Guadet (20-7-1758/17-6-1794 guill. à Bordeaux). Maximin Isnard (16-11-1751/12-3-1825). Pierre Tondu, dit Lebrun-Tondu (1754-93 guill.), les époux Roland [Jean-Marie (18-2-1734/11-11-1793 suic.) et Manon, née Philippon (17-3-1754/8-11-1793 guill.)]. Charles de Valazé (1751-93 suic.). Pierre Vergniaud (21-10-1753/31-5-1793 guill.).
Période montagnarde. Du 31-5-1793 au 27-7-1794 (9-10 thermidor an II) : les leaders sont surtout les membres du Comité de salut public (voir col. c), également : Camille Desmoulins Pierre-Joseph Cambon (1756-1820) membre du Comité des finances et l'évêque Henri Grégoire (1750-1831) membre du Comité de l'instruction publique.
Période thermidorienne. Du 27/28-7-1794 au 23-9-1795 (4 brumaire an IV). Le Centre (Marais) domine avec Régis de Cambacérès (1753-1824). François Boissy d'Anglas (1757-1826), Jean-Lambert Tallien (1767-1820), Paul, vicomte de Barras (1755-1829).
Sort des conventionnels : sur 749 : 56 guillotinés 27 † de mort violente, 15 † fous. Les bourreaux sont jugés après Thermidor (16-12-1794) : 91 acquittés : 3 guillotinés : Carrier, Pinard, Grandmaison.
Guillotine
Origine. XIIe -XIIIe s. utilisée à Naples, en Hollande, en Allemagne. XVe -XVIe s. en Italie (mannaia), Angleterre (Halifax gibet), Écosse (maiden). 1789 -10-10 le Dr Joseph Guillotin (Saintes, 28-5-1738/Paris, 26-3-1814), député du tiers état, propose à la Constituante un mode de décapitation épargnant au condamné les lenteurs et les maladresses du bourreau. 1791 -30-5 discours de Robespierre pour démontrer le caractère injuste et non dissuasif de la peine capitale ; -1-6 l'Assemblée refuse d'abroger la peine de mort ; -3-6 sur rapport de Le Peletier de Saint-Fargeau, l'Assemblée vote l'art. 3 du Code civil : " Tout condamné à mort aura la tête tranchée. " La machine fut remaniée par le Dr Antoine Louis, secrétaire de l'Académie de chirurgie (on la surnomma Louison ou petite Louisette), et fut améliorée par Tobias Schmidt (facteur de pianos allemand : il tentera de déposer un brevet mais le ministre de l'Intérieur le refusera le 24-7-1792).
Nombre. Fixé par un décret du 13-6-1793 : 1 par département.
1ers expériences. 1792-17-4 sur 3 cadavres
Lieux d'exécution à Paris. 1792-25-4 place de Grève : Nicolas Jacques Pelletier, voleur. 1er exécuté ; -21-8 place du Carrousel/ Louis David Collonot d'Angremont (1re exécution politique) ; -11-11 Champ-de-Mars Jean-Sylvain Bailly. 1793-21-1 place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde) : le transfert de Louis XVI, à cet endroit ouvert, semblait moins risqué qu'au Carrousel, place plus étroite et fermée ; jusqu'au 8-5 place du Carrousel ; -8-5 (ou 17-5 ?) au 9-6-1794 place de la Révolution, puis déplacée en raison de l'installation des députés dans la salle des machines du château des Tuileries ; -9-6 au 13-6-1794 place St-Antoine (actuellement place de la Bastille) ; -14-6-1794 barrière du Trône renversé (aujourd'hui place de la Nation) : 1 306 condamnés politiques exécutés jusqu'au 29-7-1794 (9 thermidor), enterrés dans les 2 fosses du jardin de Picpus, dont 1 109 hommes (dont 579 gens du peuple, 178 gens d'épée. 136 gens de robe, 108 gens d'église, 108 ex-nobles), 197 femmes (123 femmes du peuple, 51 ex-nobles, 23 religieuses).
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 28 août 2012, à 17:29 Pour AGRIPPA : merci mille fois, Thierry, pour toutes ces précisions/statistiques historiques qui font le sanglant et édifiant bilan de la "barbarie" qui s'est emparée de ceux qui ensuite ont donné à la République sa devise "Liberté, Egalité, Fraternité". J'espère que nos amis qui viendront jeter un coup d'oeil sur mes coms liront le tien et méditeront un peu sur ce côté sombre et teinté de sang et de folie que fut la Révolution; Les chiffres parlent d'eux même. Amitiés. Philip.
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domidom le mardi 28 août 2012, à 18:40 Ce rappel sanglant semble incroyable, tant et tant de morts, personne n'était respectés, hommes, femmes, enfants, même les religieux ont payé un lourd tribu à cette révolution....
Merci Thierry pour cette longue leçon d'histoire, ceci dit, de guerre en guerre, de siècles en siècles, peut de choses ont changé, dans certains pays, il y a de la dictature, et de pauvres gens pour payer la folie des hommes...
Ceci dit, c'est avec un très beau poème Philip que tu nous as rappelé cette bien triste période, dommage qu'il ne reste plus grand chose de notre (liberté, égalité, fraternité), toutes ces horreurs sont loin derrière nous, pourtant, comment ne pas vivre dans la crainte d'un retour, sous une autre forme certes, le coupe gorge en métal est rangé dans les oubliettes, espérons qu'un fou furieux le laissera dormir là où il se trouve....
Amitiés à vous deux...
Domie... |
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Loïc le mardi 28 août 2012, à 18:52 Ce n'est pas la première fois que Thierry poste ces statistiques ; il a tout comme moi une profonde répulsion pour l'affreux gâchis (sur tous les plans) qu'a été notre totalement inutile Révolution de 1789. Ce ne sont pas tant les chiffres ahurissants qui sont un problème ; c'est surtout que toutes ces morts n'ont servi à RIEN. Il a fallu attendre 100 ans après pour que les beaux principes proclamés commencent à être appliqués ! Ce qui n'a pas été le cas avec la Révolution américaine, qui est à la base de la copie ratée qu'on a essayé d'en faire en n'y étant absolument pas prêts. Révolution américaine ? 50.000 morts tout de suite, et ils ont eu un premier Président juste après. Révolution française ? Recompte les stats de Thierry... et on a eu ensuite des empereurs et des rois pendant 100 ans, le premier étant notre grande fierté, Napoléon, qui a mis l'Europe à feu et à sang en causant environ 6 millions de morts, et en mettant dans la tombe de grandes civilisations d'Europe de l'Est (Pologne, Tchécoslovaquie) qui ne s'en sont jamais, jamais remises.
La Glorieuse Révolution Française, je lui en ai mis une bonne couche dans mon poème "On m'a dit que c'était Bien". Il est clair que le jour du 14 Juillet, je reste dans mon lit douillet.
Amitiés Philip ! Je repasse plus tard pour tes autres posts.
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didou le mardi 28 août 2012, à 19:24 --bonsoir philip la guillotine fut -elle une tranchante coupe dans les cous de certains nobles , mais les bourreaux de noirs vêtus ont ce sinistre aspect celui d'un regard qu'on ne voit pas dans la justice trépassée..
au plaisir de te lire
amitié didou --
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José le mercredi 29 août 2012, à 19:38 Un juste rappel de ces terrifiques débuts de la République, en effroyable contradiction avec ses justes principes.
Amitiés. |
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didou le mercredi 29 août 2012, à 21:32 bonsoir je peux te dire ENDIVES ET CHICOREE est écrit , je sais tu ne m'as pas lancer un défi, mais il était temps de remettre au goût du jour ce produit de terroir à lire prochainement sur le site....mais quand je ne sais pas...
bonne soirée... |
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oliverjane1950 le mercredi 29 août 2012, à 22:55 Dans toutes les révolutions on change un système pour en remettre un autre et ceux qui ne sont pas d'accord sont emprisonnés ou assassinés comme avant. Ce n'est pas la royauté qu'il fallait changer mais son état d'esprit. Il en est de même dans la démocratie, après les élections, des élus agissent comme des petits rois... à gauche comme à droite ! Si les dictateurs de l'Afrique du nord avaient flirté avec l'intelligence ils seraient toujours présent ! en instaurant une monarchie constitutionnelle à l'anglaise par exemple ou autre, et tous ces peuples pourraient vivre librement. Vouloir changer les choses sans l'état d'esprit c'est se confronter à une future révolution... sanglante ! Mais je suppose que tous les commentateurs et toi le savez déjà. C'était pour faire avancer le Schmilblick ! (lol). Bien le texte ! Amitiés. Oliver
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