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Secouez -moi, secouez-moi,
l'eau qui reste en moi,
la salade au torchon qui mouille,
et le frais qui la chatouille,
dans le panier à salade,
j'en suis malade...
Secouez-moi, secouez-moi,
l'eau passe à travers les mailles,
de ce filet de cottes pas en mailles,
mais pour etre déguster il faut qu'il maille,
le panier à salade en fine ferraille.
Secouez-moi, secouez-moi,
toutes mes feuilles en couleur verte,
pour mon coeur blanc qui se croque en ouverte,
un palpitant qui a du mordant,
à la vinaigrette qui en se tordant,
de rire on me secoue dans le panier à salade,
et là j'en suis malade.
Secouez-moi, secouez-moi,
la laitue sere frisée en endives,
c'est craquant une feuille de chêne,
en rouge et en brun qui s'enchaine,
dans ce panier ou elles récidivent,
poru secouer la dernière goutte,
et là la salade, elle se goûte.
Secouez-moi, secouez-moi,
avec le coup du poignet qui avec les doigts,
prend la anse de ce panier à salade,
qui ne reste pas à Brest dans sa rade,
la scarole ne rend pas si malade,
avec des lardons frits en marmelade,
et là j'en suis malade de secouer la salade...
pour S..
Didou écrit le 07 08 2012
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