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Avoir deux mains droites,
qui se perdent en maladroite,
dans la prise qui est au prise,
avec l'électricité en surprise,
ces mains font sauter les plombs,
avec adresse et un tel aplomb,
mais avoir cette maladresse,
n'est-elle pas une tendresse.
Sur la gauche, il y a deux mains,
qui chaque jour vont bon train,
elles renversent la tasse de café,
sur la table pour l'emportée,
vers un verre qui se brise,
par terre quelle surprise,
d'avoir cette maladresse,
n'est-elle pas une réelle tendresse.
Avoir deux pieds gauches,
qui souvent s'accrochent,
au fil de la lampe,
on se raccroche à la rampe,
avec un éclat de rire sur les tommettes,
avant de tomber sur nos pommettes,
c'est une maladresse aventureuse,
mais qu'elle est douce tendresse farceuse.
Sur la droite, il y a deux pieds,
avec les orteils ils font le trépied,
qui se prennent dans cette cloche,
celle qui sonne le glas de la pétoche,
une peur si bleue qu'elle est crue,
à peine cuite au trottoir de la rue,
avant de se ramasser dans le ruisseau,
ou s'écorchent les genoux et les cuisseaux,
c'est une belle maladresse,
surtout ne changer rien avec cette adresse,
qui vous vas si bien mesdames...
La maladresse, cette bougresse,
et parfois une véritable prouesse,
mais vous avez en vous la gentillesse,
que ce charme soit une altesse,
sérénissime, une reine de finesse,
à cette maladresse....
Didou écrit le 16 07 2012
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