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Il se pose sur tes épaules,
à la fraicheur d'un soir d'été,
doucement il te frôle,
le visage avec ses pans tricotés.
Parfois d'une étoffe si douce,
il pose sur ta peau nue, le frêle,
l'instant précieux qui émousse,
ton buste à ces mailles de dentelles.
Il te réchauffe avec son touché,
le soyeux comme un peu effarouché,
transi par la peur de touner autour,
de ton cou au sombre de ce jour.
Parfois de laine, se pelote joue au chat,
une souris qui se cache dans un trou,
c'est le châle courageux en froufrou,
qui recouvre ta poitrine à l'entrechat.
Il te couvre comme un habit de lumière,
avec son art au crochet en belles manières,
il te conquiert, il est fier de se poser,
sur ton corps quand il est à supposer...
L'envie , l'entrée avec toute sa pudeur,
celle qui te réchauffe avec le châle du coeur...
à ma grand-mère qui tricotais tout le temps...
didou écrit le 09 07 2012
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