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A conquérir le ciel les hommes sont accrocs
Mais la montagne peut mordre sans faire de cynisme
Tant les cimes enneigées sont pareils à des crocs
Et mettre à rudes épreuves les organismes
A l’aide de piolets de cordes de mousquetons
Progressant à pas lents semblables à des moutons
Ils s’attaquent à des pentes ou ils laissent des clous
Et la meute des vents les poursuit comme des loups
Tels sont les hommes sur terre que toujours ils s’obstinent
Ils se doivent d’aller là où la vie les destine
Et jamais rien n’altère leur soif de conquête
Et la terre toute entière conserve leurs squelettes
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