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à l'ère ou nous sommes,
les heures qui nous assomment,
de leurs temps qui limitent,
les secondes aux minuteurs des marmites,
ou se mijote la cuisson aux équivoques,
celle qui se mange en sandwich de notre époque.
à l'ère de nos os de primates,
on se balance entre les lianes, en acrobate,
ou se tendent les ficelles du loufoque,
aux alternaces de notre époque.
à l'ère ou nous vivons,
le cadran solaire se déplace en esclavon,
aux maillons qui s'entrecroisent et provoquent,
un faible dans les chaînes télévisées de notre époque.
à l'ère des défauts et des qualités de toutes espèces,
on se dandine dans l'ascenseur de toute pièce,
en détenant l'atmosphère qui nous croque,
l'aspirateur aux étages de notre époque.
à l'ère ou les saisons se disloquent,
le maudit est un roi de la défroque,
l'histoire n'accroche pas de l'or à cette breloque,
le beau temps s'engagera-t-il dans cette époque.
à l'ère ou les articulations soupèsent les grammes,
une dizaine de calories est un drame,
à la pause déjeuner de ce psychodrame,
la scène décrite est comme le baroque,
qui déguste avec sa faim , celle de notre époque.
à notre époque, l'esprit s'interroge,
l'avenir enfreindra-t-il l'horloge,
des années à l'applaudissement d'un phoque,
celle qui prolongent dans l'air le temps de notre époque.
Didier écrit le 26 06 2012
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