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La forêt de sapins descend le long des pentes
Pareille à une chevelure flottant au vent.
L’hiver les branches élastiques ploient sous le poids
De la neige les aiguilles odorantes s’amoncellent
L’été comme une peau d’orange mise à sécher
Sous l’éclat du soleil elles confient leur parfum
Les troncs qui se tiennent verticaux comme des mâts
Sous l’écorce desquels la sève répand la vie
Sont sciés. Découpés en planches, teintées de miel
Ils réchauffent comme des astres l’intérieur des chalets
Certaines coupes claires à travers la forêt
La rendent semblable à la coiffure d’un iroquois
À une chevelure maintenue par du gel
Ou à la crête rouge de sang d’un coq gaulois
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