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Araignée du matin chagrin,
araignée du midi soucis,
araignée du soir espoir.
Au soir , elle tisse sa toile, son piège,
aux vibrations de son privilège,
aux fils qui se tendent dans ce florilège,
l'intrus est emprisonné dans ce manège.
En la voyant le soir, c'est l'espèrance,
des cris de peur quans ils dispensent,
la vilaine à la vue de cette croyance,
aux crochets velus dans ce noir intense.
L'autrui est pris aux fils d'arpège,
une harpe tendue qui s'amuse de ce sortilège,
la proie sera le bonbon au centre de son sacrilège,
elle s'approche pour déguster le voulu en son siège.
L'araignée est-elle une folie accrochée à nos plafonds,
elle suggère le brouillard aux crevasses de nos fronts,
une tessiture qui comme une toile de cinéma,
écrit le scénario d'une blancheur en contrebas.
Elle dit beaucoup de choses en maximes,
mais l'arachnophobe n'a point de rimes,
pour exprimer son angoisse en sa chair,
la princesse serait-elle la peur bleue, si chère...
L'araignée se pend au plafond,
ainsi sa marionnette se confond,
avec l'ombre et la lumière du soir,
avec la vision claire d'un sommeil profond,
qui donne en nous les songes de l'espoir..
Araignée du matin chagrin,
araignée du midi soucis,
araignée du soir espoir...
Didoué crit le 18 06 2012
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