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Le bois flotté sur les mers d'aventure,
l'érosion déforme son ossature,
un goût salé que le bois s'abreuve,
pour une statue qui est la preuve,
que le temps est un sculpteur...
Aux branches tombées sur la terre ferme,
la cassure panse la sève qui renferme,
le dessin d'une blessure à l'esquisse,
un bout de bois que la sculptrice,
cette bourrasque fait des frasques,
à l'embranchement des feuilles sans masques,
que le temps s'envole avec EOLE,
en une masse touffue qui vole.
Aux limons de gravier que le mer ronge,
un lit défait des draps qui plongent,
le tas de pierre en une statue,
le sculpteur du temps statue,
aux marées des lunes pleines,
avec l'air vivifiant des plaines.
La roche des montagnes est source,
de bonheur qui prend sa source,
à la spatule de la sculptrice,
la neige et ses étoiles évocatrices,
d'une montée en cordée novatrice,
vers un ciel si bleu qui se ressource.
Sculpteurs et sculptrices du monde,
l'éclosion d'un nid douillet accroché,
aux cimes, ou aux abysses,
seront les signes de nos esquisses,
une érosion du temps, quel exercice,
de façonner le sable et l'air en cette terre...
didier écrit le 18 06 2012
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