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Peser le poids de notre cerveau,
il se muscle avec des choses belles,
aux songes d'une nuit ou notre cervelle,
prend les tissus des rêves les plus beaux.
Il prendra les fibres naturelles,
celles qui nous ensorcellent,
aux racines qui ont le secret,
celui des mots qui chuchote l'indiscret.
Il gonflera au temps même,
où son imaginaire aime,
les gonflements de sa veine,
celle qui permet l'irrigation à l'incertaine.
Il forcera jusqu'à l'extrême,
son pouls qui battra fort,
à l'insu des ses tissus hors,
des records dans la course au suprême,
celui de l'amour sans barême.
L'imaginaire c'est le muscle apprivoisé,
on imagine que nos idées sont visitées,
par le malin de l'esprit dans cette densité,
avec notre permission dans cette immensité.
Muscler l'esprit, notre imaginaire,
songe à l'extraordinaire,
penser à l'éphémère,
il prendra la balance et ses grammes,
qui bousculera nos âmes.
Didier écrit le 02 06 2012
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