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Mon Père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul hussard qu’il aimait entre tout,
Pour sa grande bravure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts, sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla, dans l’ombre, entendre un faible bruit,
C’était un espagnol de l’armée en déroute,
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide et mort plus qu’à moitié
Et qui criait : « à boire, à boire, par pitié ».
Mon Père, ému, tendit à son hussard fidèle,
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle, et dit :
« Tiens, donnes à boire à ce pauvre blessé ».
Au moment où le hussard baissé se penchait vers lui,
L’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front Mon Père en criant :
« caramba » !!!
Le coup passa si près que le chapeau tomba,
Et que le cheval fit un écart en arrière …
« Donnes lui tout de même à boire dis Mon Père »
Eléna (08/06/2012)
Texte tiré de la « Légende des Siècles » de V. Hugo
En remerciement à un professeur exceptionnel qui nous a fait aimer la littérature
et s’il se reconnait je lui dis : « Merci Mr Talbot »
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