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Elle enveloppe l'arbre,
comme un habit d'hiver,
pas en pierre de marbre,
au temps des gels divers.
Elle entoure son tronc,
comme un manteau de pluie,
pas un imperméable qui fuit,
aux gouttes d'eau en son front.
Elle renouvelle la sève du printemps;
pour nourrir ses racines au vent,
plantées au profond d'une terre,
comme des plans sans les vers.
Elle est une toge de bure,
aux becs des oiseaux,
qui picorent son armure,
au bas des fougères et des roseaux.
Elle protège des tempêtes,
son corps élevé aux cimes,
l'arbre aux mille conquêtes,
poussant la férocité aux abîmes.
L'arbre est dépouillé sans l'écorce,
mais sans elle, il n'a pas la force,
de vivre dans une immense fôret,
ou même dans un magnifique pré..
C'est comme son sang, son vêtement,
dont il ne peut se découvrir assurément,
aux aurores des rosées ou à l'orée du bois,
quand l'écorce fait de lui un prince ou un roi...
Didier écrit le 10 05 2012
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