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Par un sombre après-midi de novembre ,
il s'en est allé , sans plus rien attendre ,
Juste celle qui le surprit au bout du chemin,
Sans même que je lui tienne la main .
Il est toujours trop tôt , ce départ ,
Celui dont la mort s'accapare .
Tous les mots n'ont pas été dits
Avant cet envol pour le Paradis ;
Son profond silence mêlé d'épuisement
M'interpelle douloureusement .
C'est aujourd'hui que je comprends...
Il est trop tard quand la mort surprend .
Même pas une dernière plainte
Dans l'attente d'une ultime étreinte .
Par pudeur , par délicatesse ,
Comme si Aimer était une prouesse !
Regrets simples et amers se succèdent ,
Alors que son visage est encore tiède .
Puis , courageusement , baisser ces paupières
Avant de retourner poussière .
Voici venu le moment de la séparation ,
Peine , chagrin...que de destruction !
Que les beaux souvenirs épongent les larmes ,
Et que la mort , jamais , ne vous désarme .
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