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Est-ce l’hiver au tourment des ombres,
Le tutoiement d’un ciel éteint,
Le survol d’un oiseau qui sombre
Quand mai, pleurant, n’est plus ce matin.
Pourtant le soleil se dévoile
Et la lumière ne sait ton absence,
Le jour naît et dresse ses voiles
Pour des pays obscurs et d’errance.
Que me donnera le temps passant
Quand il archive le regret des choses,
Cette aube fragile où va, tremblant,
Tout ce qui est au cœur des roses.
Tout doucement, les heures, j’oublie.
Les douleurs ont des regrets vivaces,
Ma chair glisse, dis moi où je fuis
En l’air rajeuni qui m’embrasse.
Vas-tu à la croisée des chemins
Vers ces terres brunes renouvelées,
Dis moi ce vent que l’instant retient
Au fardeau, d'un silence exilé.
Saurons nous taire tous nos silences
Jetés à la fenêtre du temps,
Les larmes de ce jour sans espérance
Et déchirer l’ombre où je t’attends.
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A mon père, parti un mois de mai
http://youtu.be/cieDqWrBOdA
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