|

Une macération de fruits
dans le chêne d'un tonneau,
plus de dix ans d'âge, c'est l'usufruit,
le bien de la conservation de ce vignoble,
une poutre, un toit qui avec ses cheneaux,
prend racines au sein d'une maison noble.
Les eaux de vie,
boire à cette source, cette fontaine,
le clair et le pur avant la quarantaine,
ce tord-boyaux est un phénomène,
c'est une eau de vie comme gangrène,
que l'enfance a bu comme oxigène.
Dans le lis de la cuve aux fruits pressées,
les pieds nus qui écrasent le suc,
des soleils et des lunes dans le viaduc,
qui conduit à la boisson recherchée,
de l'envie d'une soif inaltérée.
Les eaux de vie,
c'est l'enveloppe corporelle de ce grain,
ou le raisin et la prunelle des yeux,
c'est un liquide qui circule dans les reins,
pour l'aboutissement des jours heureux.
L'eau c'est la vie,
dans l'alambic cuivré,
qui vient nou enivré,
des eaux de vie...
Didou écrit le 05 04 2012
|