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Par terre quand l'eau du vase déborde,
un verre de cristal que l'on saborde,
dans une guerre ou l'échange est discorde,
en tirant très fort vers soi le noeud de la corde,
faites qu'il n'y ai point de mille morceaux,
dans le nid douillet des berceaux.
On déchire les papiers quand en nous la haine,
vient d'une colère qui monte dans nos têtes en migraine,
c'est un harcèlement qui partira à la lointaine,
en buvant l'eau claire de ces fontaines,
la feuille de papier ne sera pas en mille morceaux,
pour écrire les frissons qui collent à la peau.
En mer quand les déferlantes se déchainent,
en tempêtes ou en ouragans quand le capitaine,
affronte ces eaux troublées en incertaine,
une gloire intérieure comme une souveraine,
c'est l'écume de mille morceaux,
la blancheur d'un drapeau sur le bateau.
Certains convoitent les sommets en coups bas et vils,
mais l'intention peut sombrer dans l'éxil,
un éloignement qui atteindra le péril,
l'isolement au bout d'une ile,
la vie se brise en mille morceaux,
quand on raye le chêne d'un parquet au plus beau.
Mille morceaux,
amasser et recoller,
dans un monde futur,
mille morceaux,
regrouper et coller,
pour un chemin ou l'aventure,
une excitation en mille morceaux,
avec la vie en cadeau.
Didier écrit le 16 03 2012
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