DES MOTS POUR VOUS

 

Mes poèmes - Liens - Moi

 

Or fatal

le dimanche 25 mars 2012, à 00:08. Posté par Marcek



A peine six ans, on les pousse
A prendre sur leurs petits dos
Des charges qui les démolissent
Au nom de cet Eldorado

Poumons brûlés par le mercure
Silicose au bout du chemin
Comme elle est triste l'aventure
De ces esclaves africains !

Des fillettes qu'on prostitue
Pour gagner encore un peu plus
Au nom d'Eldorado, on tue
La graine promise à demain !

Mali, Burkina et Guinée
L'or qui brille aux cous insolents
A foudroyé la destinée
De beaucoup trop de vos enfants !

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 9 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 25 mars 2012, à 10:38
Tant de souffrances pour quelques grammes d'or ou quelques carats ou poussières de diamants. Je te joints les paroles de la chanson "Gentihommes de bonne fortune" de Bernard Lavilliers, sur les mines d'or. Amitiés. Merci d'évoquer les souffrances des hommes réduits à souffrir pour survivre. Philip.

"J'ai oublié jusqu'à mon nom en grattant de mes doigts fragiles
Jusqu'au plus profond de l'argile, pour trouver l'or de Salomon
On est des milliers dans la mine, tremblants de cette fièvre d'or
On creusera jusqu'à la mort pour cette couleur assassine
Le soleil est au fond du trou qui suinte l'eau et la vermine
On est des milliers dans la mine, accrochés à ce rêve fou

Le silence des jungles a recouvert les corps
Des indiens massacrés aux frontières colombiennes
Quand plane le curare et crache le FM
Quand passent les barbares sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang et de l'or est la même
Mais la vierge amazone ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes qui n'ont rien demandé, rien demandé

Saigne la boue, monte l'échelle, les yeux creusés, le dos en sang
Quand les sourires n'ont plus de dents et que la main colle à la pelle
Et si tu tombes du scorbut au fond des jungles du Para
Au bord de Serra Pelada, tu n'auras pas atteint ton but
T'auras pas supporté le poids de tous les carats de l'or brut
Les années, les heures, les minutes au fond de Serra Pelada

Le silence des jungles a recouvert les corps
Des indiens massacrés aux frontières colombiennes
Quand plane le curare et crache le FM
Quand passent les barbares sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang et de l'or est la même
Mais la vierge amazone ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes qui n'ont rien demandé
Les uns se sont perdus dans le fond des lagunes
Les autres devenus gentilshommes de fortune ou d'infortune."

rebelle le dimanche 25 mars 2012, à 13:28
Je me joints ...j'approuve...je persiste et je signe pour ce bel écrit !Merci Marcek.

marcek le dimanche 25 mars 2012, à 13:52
Philip, merci pour ton commentaire appuyé par les paroles de cette magnifique chanson d'un chanteur que j'adore par ailleurs car il traite souvent de problèmes de société...

"Tu sais, l'odeur du sang et de l'or est la même"
Terrible, mais si vrai : que d'hommes et d'enfants sacrifiés de tout temps à la cupidité de quelques uns, hélas !

Bonne journée de dimanche, cher Philip, malgré la pollution parisienne !
Quelque coin aéré d'un parc pourra peut-être t'accueillir !
http://www.mespoemes.net/marcek

domidom le dimanche 25 mars 2012, à 13:52
Un cri du coeur, un cri de souffrance aussi, il est sur cette terre des gens malsains qui sont prêt à tout pour avoir l'argent et le pouvoir, tuer, est pour eux une sorte de jeux, il n'hésite pas à écraser leurs semblables, comme de vulgaires insectes nuisibles....
L'or est la toute puissance de l'homme, dommage qu'il enlève toute moralité et détruise tout sur son passage....
J'ai lu avec beaucoup de plaisir et d'émotion le long com de Philip...
Merci pour ce bel écrit....
Mes amitiés Chère Marcek.....
Domie...

marcek le dimanche 25 mars 2012, à 13:53
Merci, Rebelle, pour ces mots...


http://www.mespoemes.net/marcek

worrell02 le dimanche 25 mars 2012, à 16:02
Merci de ce poignant partage Marcek!
Amitiés
Ivy

"Enfance en péril"
Sur les pages de leur coeur
se dessinent déjà des années de douleur,
tracées par la suer de leur front,
gravées en surface et en profondeur
Les instants de répit
se comptent sur les doigts d'une main,
écorchée un peu plus chaque jour
par le dur labeur des heures sans fin
Il n'y a pas de cloche d'école
pour sonner l'heure de la récré;
leurs jeux non interrompus
c'est de creuser, ramasser
porter sur leur tête
le poids de la souffrance;
devenir adulte sans connaître l'enfance.

Ivydall
novembre 2006
http://www.mespoemes.net/worrell02

marcek le vendredi 30 mars 2012, à 00:47
Beau texte chère Ivy, qui rejoint l'indignation que j'ai voulu transmettre aussi par mes mots !


http://www.mespoemes.net/marcek

oliverjane1950 le mercredi 11 juillet 2012, à 22:45
Le mal est malin par nature, il s'invite partout... Bonne nuit Marcek !!! Je fini de survoler ton site ! Amitiés. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

marcek le lundi 16 juillet 2012, à 15:14
Merci à toi pour ce *survol*....Lol !

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet