domidom le jeudi 08 mars 2012, à 16:29 Un bien joli texte....
Aux heures silencieuses de notre vie, nous sommes à l'écoute de nos pensées, souvent elles sont angoissantes, car souvent on se pose la question...
Qui suis-je???
Qu'est-ce que je fiche sur cette terre???
On pense son temps à décrypter le monde qui nous entoure et qui demeure si profondément mystérieux, car au fond, notre vie est faite d'incohérence, .et nos propres exigences ne sont elles pas qu'un éternel combat....
Nous somme sur terre pour vivre et pour souffrir, car la souffrance, peut naître de tout et de rien....
A notre naissance, nous sommes déjà condamnés et programmé face à la mort, le temps, petit à petit nous prend nos forces, notre raison, notre mémoire, et face à la jeunesse, nous ne sommes plus rien....
A cette période de notre vie, période que l'on appelle le vieillissement, n'avons nous pas au fond de nous quelques ressentiments face à notre naissance!!!
Nous n'avons jamais demandé à vivre, alors, à quoi bon vivre pour souffrir, pourquoi ne sommes nous pas resté à l'abri, dans le ventre de notre mère...
Non naissance ne veut pas exprimer grand chose, avant naissance non plus d'ailleurs, et la vie, notre vie, a quoi sert elle???.
Aux heures silencieuses de notre vie, il faut s'interroger sur tellement de choses, les mystères qui entourent la vie et la mort, mystères que nous ne comprendront jamais.....
Mes amitiés....Domie... |
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avenance le jeudi 22 mars 2012, à 04:01 Merci, Domie, pour ta lecture et ton très beau commentaire. Comme toujours , tu as touché à l'essentiel: l'inquiétude permanente (même aux heures silencieuses), l'usure du corps et de l'esprit par le Temps, l'essence interrogative de l'Homme, le tragique de l'existence et la paroi infracassable de mystère qui nous sépare de nous-mêmes, d'une transparence rêvée et ces sommets infranchissables d'ignorance contre lesquels lutte notre faiblesse innée, cette "inhabileté fatale" dont parle le poète. Dans l'affairement et le mouvement incessants qui nous agitent, le ventre maternel dont je suis persuadé que notre corps a la mémoire, offre-t-il peut-être le seul modèle d'une vraie paix intérieure, d'une infinie tranquillité, d'une inactivité heureuse, d'une douceur sans pareille, un paradis perdu que nous cherchons à retrouver. Certains peuples anciens pleuraient, dit-on, à la naissance des enfants et au contraire manifestaient de la joie à la mort des êtres....Notre monde actuel, hyperactif, suragité, valorise en permanence le mouvement, la mobilisation des forces, des énergies, la vitesse, la transformation, la nouveauté, la création, la volonté d'action dans tous les domaines, le mythe de la Surpuissance technologique......Et si l'avant-naissance, le non-agir, recelaient aussi une "sagesse" et un bonheur encore insoupçonnables, une harmonie encore mal connue sur lesquelles, nous les Sortis devrions prendre exemple dans notre vie même? Non pas, certes, pour faire l'apologie de l'absence de conscience ni de l'ignorance ni de la paresse mais pour "tempérer" l'ardeur hyperactive du vouloir-vivre égoïste et aveugle, pour laisser venir de l'espace et du temps de l'avant-naissance, un espace et un temps apaisés, pacifiés, moins conflictuels, moins inquiets.....Seuls, peut-être, l'art, la poésie, la pensée sereine, les diverses sagesses orientales, les technologies "douces" seraient en mesure de nous offrir ce bien-être inouï que nous nous épuisons à chercher?.....Tu te demandes à quoi sert la vie mais le verbe "servir" n'est peut-être plus de mise lorsqu'on s'est avisé que ce mot vient d'une conception utilitariste de la vie! "La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu'elle fleurit..." écrit le poète Angélus Silésius.D'où il faudrait envisager la vie comme simple jouissance d'elle-même, simple plaisir à s'apparaître, à suivre son cours paisible et beau.Or il y a la maladie, le vieillissement et la souffrance inéluctables dont seule la non-naissance nous épargnerait la douleur. Nous ne pouvons donc faire autrement que de chercher à retrouver symboliquement sinon pratiquement cette harmonie perdue et le bonheur supposé de l'avant-naissance en est peut-être la voie......Reste la difficulté de la mise en oeuvre concrète ici et maintenant de ce bonheur!.....L'harmonie de la vie foetale est peut-être toujours à venir, devant nous, qui sait?.....
Amitiés. Avenance.
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