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Tous attendaient la pluie, ses galops de métal.
Ce fut une explosion de couleurs, de pétales
Sonnez trompettes roulez tambours tonnez cymbales
La terre en fête met son habit de carnaval
La nuée se déverse la pluie remplit les mares
L’air en est tumultueux comme un air de guitare
Les pétales des fleurs se transforment en paniers
Sensibles telles des ombrelles dans le vent printanier
La barbe des vieux fleuves et les nymphes de ruisseaux
Marient leurs eaux, l’oiseau voltige après l’oiseau.
Des liens se tissent comme s’en reviennent les hirondelles
Mars et Vénus s’embrassent à bouches folles
Un peu de terre quelques brindilles un peu de mousse
Un nid d’où par les trous le soleil éclabousse
Les flaques d’eau au soleil brillent comme des miroirs
Les hommes se sentent pousser des ailes et rêvent de gloire
Le soleil paresseux s’enroule comme un gros chat
Se couche dans les nuages et dort comme un pacha
La pluie tire ses traits avec des gestes brusques
Les giboulées de Mars nous jouent la marche turque
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