Thierry Demercastel ( poésie )

 

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transparence

le dimanche 12 février 2012, à 14:43. Posté par AGRIPPA








    j’ai regardé la mer, entendu son long souffle
    se perdre dans l’immensité,
    comme un regard qui se plaint,
    qui n’appartient plus qu’au passé.

    des enfants joyeux sur le rivage,
    partaient à l’assaut du temps en fuite,
    l’air doux ravissait l’instant
    et la lumière embellissait l’image.

    le vent rabattait l’écume des vagues
    dans le couloir étroit d’un songe,
    je voyais la mort se pencher doucement
    là où il n’y a plus de saison.

    un vol de passereaux, au loin, cueillait l’horizon,
    ils avaient des silences d’où jaillissait l’adieu,
    et des soleils éphémères où se perdait le jour.

    j’ai regardé la mer, son infinie solitude
    s’accrocher au rivage, aux roches désunies
    qu’un ciel vide berçait.


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commentaires ( 12 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 12 février 2012, à 20:23
A la lecture de ton poème,j'ai immédiatement rajouté à tes images évocatrices, un musique, celle de Debussy, "La Mer". Dès lors où tu aimes la musique classique, je ne doutes pas que non seulement tu connaisses, mais que tu aimes ce morceau orchestral. Il se trouve que j'ai en ce moment, dans le lecteur de CD de ma voiture, "La Mer" et que je le réécoute à satiété en ce moment. Ton poème donne une autre coloration à l'océan chéri, pas seulement par les marins. Et j'ai relu et médité ton poème....en me repassant "La Mer". Les premières mesures collent très très bien avec tes vers. "L'écume des vagues rabattues dans le couloir d'un songe" est un vrai délice. Grrrrr ! C'est quand je lis des choses comme ça que je deviens d'une épouvantable mauvaise foi (avec moi-même), me disant "mais pourquoi je n'ai pas écrit cela avant lui !".
A part ça, en tant que pianiste amateur, j'adore Debussy, mais je n'ai pas la virtuosité pour interpréter nombre de ses oeuvres. Amitiés. Philip.

lesprosesdeslim le dimanche 12 février 2012, à 21:39
Cher Thierry,
La mer est cette immensité bleue qui restera à mes yeux l'un des mystères de la création divine à pouvoir toujours demeurer dans un sempiternel mouvement de voyage, de rêverie et surtout de recueillement. A trop vouloir rester sur les berges désertes à contempler cette douce litanie du flux et du reflux de la mer, les chevauchées lointaines des écumes océanes, tu as été, n'est-ce pas Thierry tenté d'approcher le chant des sirènes, l'appel irrésistible de l'océan, toute cette ivresse marine qui semble dans notre fort intérieur pareille au chant des adieux, donc de la mort...
Contre toute attente, tu as réussi à figer toute cette énorme turbulence pour nous permettre de gouter chaque détail de ce très beau tableau en toute sérénité. C'est là un exploit que très peu de poète sont en mesure de réussir avec autant de panache. Bravo. Amicalement. Slim.

Vesta le lundi 13 février 2012, à 00:35
Magnifique poème, beaucoup d'émotions à vous lire. Et relire, parce que c'est beau ! Merci à vous. Amitiés

worrell02 le lundi 13 février 2012, à 10:18
La mer, un élément qui fait peut-être couler autant d'encre que l'amour!
De très belles images dans ton texte Thierry!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

domidom le lundi 13 février 2012, à 11:54
La mer que tu nous offres ne semble pas être la même que celle, qui, en ses moments de rage, devient dévastatrice, tu nous enferme avec tes vers dans une immensité redoutée et redoutable et pourtant, tu sais si bien la d'écrire qu'elle finit par ne plus représenter que douceur et paix...
Une magnifique poésie....
Amitiés....Domie...

imparfaitlibre le lundi 13 février 2012, à 20:03
-Merci mon ami pour ce beau et émouvant moment de lecture parce qu'aujourd'hui sur le site cela devient quelque chose de très rare.
Merci encore pour tout ce plaisir que tu nous offres.
Amitié sincère Thierry.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Agrippa (Thierry Demercastel) le lundi 13 février 2012, à 20:33

Je ne suis pas quelqu’un de bavard mais sachez que chaque mot, ici, déposé par vous, me pousse encore et encore à écrire, et qu’il m’aide à avancer. Ici déjà, beaucoup son parti mon ami Vincent, mon ami Dago, et tant d’autres, ainsi vous comblez un peu ce vide qui m’étreint.

http://www.mespoemes.net/cauria

imparfaitlibre le lundi 13 février 2012, à 21:10
-Je suis d'accord avec toi et je pense aussi très souvent à tous ceux qui nous ont quittés en l'espace de peu de temps.
Merci encore Thierry.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Agrippa (Thierry Demercastel) le lundi 13 février 2012, à 22:15
----Merci Imparfait...Amitiés.
http://www.mespoemes.net/cauria

José le mercredi 15 février 2012, à 13:33
Malgré le mouvement répétitif des vagues qui s'échouent sur le sable, l'horizon immuable, on pourrait laisser des heures son regard sur la mer, c'est un spectacle qui frise l'hypnose où elle se raconte, où elle nous atteint. Amitiés.

marcek le dimanche 04 mars 2012, à 01:18
Chez moi, le moutonnement des collines, les lignes douces des champs au pied des coteaux, un paysage apaisant mais comme me retremper dans l'ambiance de "ta" mer me fait du mien ! Et c'est aussi un peu la mienne lorsque je me retrouve au bord du golfe du Valinco !


http://www.mespoemes.net/marcek

marcek le dimanche 04 mars 2012, à 01:20
Pardon, je voulais écrire, bien sûr "me fait du bien"

http://www.mespoemes.net/marcek

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