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A l’embrasure des rêves inachevés,
Quand les nuits s’éternisent en leur berceau,
Où des silences meurent sous leurs archers,
Je t’ai vu tomber, délaissant ton fardeau.
La lumière du jour filtrait l’absence,
Et l’arène aux mémoires infertiles
Se drapait d’écume, de chemins d’errance
Où des sables rougis cherchaient asile.
Aux fanfares débiles montait l’écho morne
Des plaines, sous un ciel vieillissant,
Le gémissement qu’une main encorne,
La rumeur hideuse d’un peuple sanglant.
Et tu gisais à terre, souillé, l’œil creux,
Sous les violons glacés des printemps,
Des vents éphémères et silencieux
Que la mort console jalousement.
Des colombes en l’azur s’envolaient,
Elles avaient enfin lavé ton sang,
Etouffé d’hideuses clameurs qui montaient
D’un enfer échappé du néant.
A l’embrasure des rêves inachevés,
Quand les nuits s’éternisent en leur berceau,
Où des silences meurent sous leurs archers,
J’ai vu des hommes au bord de leur tombeau.
http://youtu.be/8a71-6rWlVM
Chanson de mon amie Chantal Bassignani en hommage aux taureaux sacrifiés à la tyrannie de la tradition ,à tous ceux qui luttent pour l'abolition de la corrida.
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