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Aux heures ou la nuit épouse la fortune,
aux étreintes des amants que nous fument,
c'est au gardien de dire que l'infortune,
n'est pas la seule à errer sur le bitume.
La lumière de nos sentiments éclaire l'obscur,
entre les formes sans formes et difformes,
la progression de nos caresses est la mesure,
qui transgresse nos touchés qui se forment..
Oublier les aiguilles de l'horloge qui sonne,
aux douze coups de midi ou de minuit dans nos jardins,
nos émotions et nos désirs où l'on se pardonne,
nos indélicatesses au frôlement de nos mains.
Ne garder que la lueur de la lune en notre nuit,
un souvenir dans le flot de ce jour qui suit,
c'est une braise aux feux de notre amour,
loin d'être une foutaise à l'aube pour toujours.
La mort nous séparera aux égards de nos corps nus,
nos regards se réchaufferont à l'ardeur de nos baisers,
ce sont des signes qui font place à nos imprévus,
c'est notre amour , une tendresse qui sans nous léser,
appartiendra à la nuit qui est là pour s'aimer...
Didier écrit le 18 12 2011
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