Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 15 décembre 2011, à 17:25 Ce poème m'a été inspiré par certains vieux palais vénitiens, abandonnés, croulant sous les stucs effrités et la poussière, où tous les tableaux ont été enlevés. Il en reste quelques uns sur la lagune, ils ne sont pas au bord du Grand Canal. Une vision d'une Venise endormie où survivent des larmes aux côtés des harlequins rieurs.....Je m'arrête là de mon propre commentaire, je m'aperçois que je suis déjà en train d'écrire un autre poème (LOL) !! Amitiés à tous et toutes.
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bluegirl le jeudi 15 décembre 2011, à 21:00 je me demande si c'est imaginé ou quoi, mais quelle atmosphère étrange...et je ne saisis pas l'orgueil du dernier quatrain...quel mystère!...
Au plaisir de mieux comprendre!..mais que ça ne soit pas une contrainte pour toi!
O:-)
A bientôt Philip.
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philipchevalier le jeudi 15 décembre 2011, à 21:43 Chère Lola,
Je te répondrai demain plus en détail. Vais faire dodo. Couché hier à 2 h du mat'. Bonne nuit. Philip
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mandoespartero le vendredi 16 décembre 2011, à 04:10 ----
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Une peinture fantasque dont la turbulence réanime les couleurs délavées...
Ce poème est un bijou : Riche diadème de l'imaginaire fécond...
Une prouesse phraséologique!
Merci de ce bonheur!
@rm@nd |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 16 décembre 2011, à 08:28 Pour LOLA
Chère Lola,
Voici quelques explications : tout est imaginé dans ce poème. Je ne me suis d'ailleurs même pas rendu compte de l'atmosphère étrange que je donnais à mes vers. Comment je compose mes poèmes ? Souvent c'est le titre qui me vient à l'esprit, non quant à un thème éventuel mais pour la jolie association de mots créée. Par exemple, j'ai noté sur un papier, depuis un mois un futur titre "L'amphitryon gourmand", ça sonne bien, mais à ce jour je suis incapable de te dire de quoi ça parlera ! Il en fut de même pour mes "Cimaises défuntes". Hier donc, je me suis mis à le composer. De quoi allais-je donc pouvoir parler ? Car l'urgence est de me mettre, sans trop d'intervalle, coûte que coûte un poème sur mon site. Donc, au grand dam de Loïc qui s'évertue à me dire que rédiger un poème dans les règles du classique, ça met beaucoup beaucoup de temps pour respecter ces règles, je m'aperçoit que ça urge, alors repoussant la belle écriture à plus tard, je bâcles mon poème en 20mn/30mn. Ce fut le cas des cimaises. Le thème ? On peut vaguement imaginer, des palais vénitiens plein de vie, où se donnaient des fêtes fastueuses, soudain abandonnés et se délabrant (ce n'est qu'en faisant rimer inopportune avec lagune que j'ai fais le lien "la lagune de Venise" et que j'ai décidé que le lieu était Venise). Les propriétaires ont emportés les tableaux dont certains représentent les portraits de belle femmes de la société vénitienne, galantes ou amantes. Il ne reste, accroché aux cimaises, que les cadres vides (d'où l'illustration). Le narrateur du poème qui s'interroge sur "les portraits disparus, bien vite oubliés" pourrait être un Casanova, d'ailleurs c'est peut-être lui, qui a du vague à l'âme en revenant à Venise. Le dernier tercet dont tu me demandes pourquoi l'orgueil, eh bien je dois dire que pour boucler le poème (j'arrivais à la fin), je l'ai, vite fait, écrit en écriture quasi automatique. Et c'est seulement à la seconde présente que je peux te donner un semblant d'explication : Casanova est plein de rancoeur blessée, il ne pleure pas en fait les portraits, mais les êtres de chair qu'elles étaient, ces belles qu'il séduisait et qui l'ont quitté quand les marques du Temps l'on rendu moins séduisant. Alors il se révolte; contre elles mais aussi contre lui-même.
Voilà pour cette longue explication, Lola, mais ça permettra à nos autres amis poètes de voir comment je compose.
Amistades. Philip
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 16 décembre 2011, à 08:30 Pour IMPARFAIT et ARMAND :
Ami(e)s, vous avez quelques explications sur le com' fait ci-dessus à Lola. Amitiés. Philip. |
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phantom le vendredi 16 décembre 2011, à 10:35 C'est tout l'art de l'imaginaire. A quand les écrins ? (rires) |
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Slim le poète le vendredi 16 décembre 2011, à 11:54 Votre trés joli poème m'a largement épaté. A peine eu-je le temps de m'en imprégner que tous ses détails m'échappèrent miraculeusement.C'est un poème qui m'a fasciné à plus d'un titre tant par son aspect triste et nostalgique que par l'évocation de ces belles enceintes évanéscentes où parfois murmurent tout bas des voix chères qui se sont tues.Merci Philip pour ce magnifique poème. |
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larose le vendredi 16 décembre 2011, à 12:19 Bonjour Philip!!!
Que dire de plus que les autres ont tout dit, avec ta merveilleuse plume tu nous as fait voyager, en un clip je suis à Venise, même si elle s'endort cette merveille, je suis éblouie par sa beauté divine!!! Merci pour ce merveilleux partage
Bonne journée à toi
Bises |
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bluegirl le vendredi 16 décembre 2011, à 14:26 Hello Philip,
Ce que j'ai retenu de ce que t'avais dit Loïc est que c 'est pas parce que tu vas bucher trois jours sur un poème pour en faire un petit bijou aux frontières de la perfection, avec tout le tralala du classique ( non, c'est pas péjoratif!), que ton poème sera le meilleur.
Ça signifie qu'avec nos petits moyens de poete amateur, il peut nous arriver de faire de très belles choses.
Ce poème en est pour moi l'illustration.
Je l'apprécie d'autant mieux apres tes explications.
C'est aussi vraiment interressant et sympa de faire partager comment te vient l'inspiration.
Merci pour ces enrichissements.
Bonne journée Philp, prends soin de toi.
Bises. Lola
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domidom le vendredi 16 décembre 2011, à 14:48 Bonjour Philip...
J'arrive la dernière, donc tout à été dit et bien dit, il ne me reste plus qu'à te remercier pour ce magnifique voyage dans Venise que je ne connais point et je le regrette, mais bon, c'est ainsi, peut être un jour !!!
Mes amitiés et au plaisir de te lire....
Domie..... |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 17 décembre 2011, à 09:53 Pour tous et toutes :
Merci de vos commentaires si sympathiques.
Quelques précisions :
Pour DOMIE et ROSE : je ne t'ai pas montré Venise sous son meilleur jour. Il faudra que, dans un autre poème, je te fasse faire une promenade dans une poétique gondole.
Pour LOLA : que Loïc ne s'imagine surtout pas que les ami(e) poètes pensent qu'il persécute ce cher Philip comme le plus sadique des profs !!! Loïc est des plus tolérants et apprécie la poésie totalement libre. Il me dit simplement "Mon p'tit gars, si tu veux progresser, tu verras combien c'est passionant mais tu verras, il y a énormément de boulot, même les plus grands s'y sont éreintés". Quel magnifique (mais difficile) challenge en perspective.
Philip
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worrell02 le samedi 17 décembre 2011, à 21:38 Un beau texte Philip!
J'ai eu l'occasion de visiter la belle 'Cité des Doges' en 1990. Hélas, un week-end éclair fut trop peu pour bien apprécier! Mais, comme chantait Joan Baez, 'I'll be back some day, come what may...'
Du moins je l'espère!
Amitiés
Ivy
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Dedeye le mercredi 21 décembre 2011, à 10:10 Bonjour Philip
C'est une belle description de la Venise des amours. J'ai écrit un poème sur la cité des Doges qui s'intitule " Les Palais". En effet en 1954 nous venions de nous marier et notre voyage de noce était donc à Venise et comme je le dis le Lido était notre demeure pour nos nuits de noces. Ton poème a ému ma mémoire et les merveilleux souvenirs de 1954.
Toutes mes amitiés
André Dauphin |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 22 décembre 2011, à 11:23 Pour Loïc :
Oups, j'ai effacé par erreur ton com qui était intéressant. Il devait me dire, comme d'hab qu'il ne fallait pas espérer que je fasse un truc perfect en 15/20 mn. Tu connais ma devise "Faster, faster, faster !".
ah, tu as dû aussi me demander quel était l'usage du mot accalmies. En fait c'est le "en laissant à jamais" qui précède qui en donne l'explication : la 3ème et dernière fois où je suis allé à Venise, j'ai trouvé la Cité des Doges encore plus insupportable en journée, tant il y a de touristes, ce qui gêne la concentration (car moi, môssieur, n'est ce pas, je ne suis pas un touriste !). Il faut attendre le soir pour que les cars de toutous s'en aillent, pour profiter de la Ville enfin (les "accalmies"). Alors, même si j'y retournerai, je me suis dit "plus jamais" (voilà pour les vaines accalmies, puisque chaque matin, le "cirque" recommence".
Amitiés. Philip
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estrella28 le dimanche 01 janvier 2012, à 18:01 Bonjour philip, je suis connecté dans un ciber café, je passe mon ennui sur l'ordi! je lisais ton poème sur les palais vénitiens et je me demandais si tu avais lu mon poème page 3; Confidences sur le carnaval!
je profite de l'occasion pour te dire que j'aime beaucoup tes com' en général et ta vision sur l'Amour ses contraintes ses préjugés ses tabous et surtout ses interdits, la différence d'age LA VIE et ses contraintes
à bientôt mon Ami estrella |
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marcek le dimanche 26 février 2012, à 10:05 Voilà, Phimipp, me voici sous tes cimaise qui sont désespérées par rapport aux miennes...lol !
Mais bien plus mystérieuses et magiques !
J'ai voulu les faire revivre et rejoindre la cohorte des bons vivants...pour une nuit de fête sans lendemain.
En ce qui concerne cette strophe, par ailleurs fort belle , attention; c'est ici le futur que tu dois employer et non le conditionnel :
"Je reviendrai un jour, comme un vieil ennemi,
Détruire ces orgueils qui blessent ma raison,
En laissant à jamais ces vaines accalmies.
Car il est sûr que tu vas revenir, ce qui ne laisse pas de place au dout induit par le conditionnel...
Je reviendrais...si...
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