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POIVRE ET SEL

le mercredi 14 décembre 2011, à 07:06. Posté par DIDOU


    Une teinte grisonnante,
    avec son poivre qui attire,
    le sensuel et pas le pire,
    une couleur étonnante.

    Sel et poivre,
    une salaison dans la cargaison,
    les sauniers ramassent cette fleur,
    un goût salé qui nous effleure,
    dans notre palais de la raison.

    Poivre et sel,
    de cayenne aux indes galantes,
    une épice sur la route commerçante,
    nos goélettes parcouraient le vent,
    celui de la mousson des îles du levant.

    Sel et poivre,
    la couleur blonde de nos tête d'avant,
    un pigment qui s'autorise un piment,
    celui du charme de nos vingt ans,
    une saveur qui depuis on n'oublie pas,
    un goût qui a construit nos pas.

    Poivre et sel,
    c'est l'indéfini qui définit,
    cette teinte si belle,
    c'est l'épice de nos âges,
    une prédiction qui a ensorceler,
    notre vie avec tant de témoignages.

    Didier écrit le 03 12 2011

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
larose le mercredi 14 décembre 2011, à 10:19
Bonjour didier!!
Heureusement il y a le poivre et le sel sinon les plats seront triste de ne pas avoir son complément!!! Merci pour ce beau partage
bonne journée à toi
Amitiés

mandoespartero le mercredi 14 décembre 2011, à 11:48
----
http://www.mespoemes.net/mandoespartero
Couleurs d'un autre temps...D'une autre prestation de notre passage éphémère.
Amitiés
@rm@nd

domidom le mercredi 14 décembre 2011, à 13:45
Comme nos cheveux mon ami, et quand ils deviennent poivre et sel, ils sont souvent accompagnés de rides, comme tu dis, c'est l'épice de nos âges....
A bientôt....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 15 décembre 2011, à 18:21
Cher Didier,
Eh oui, et les années passeront et tu feras sans doute, avec ta débordante imagination poétique, un poème qui s'appellera "Blanc". Et puis après, on a plus de cheveux du tout ! Et puis après.....après......nous ne sommes plus grand chose. C'est le grand Baudelaire qui a écrit "Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!"
Je ne te le dédie quand même pas, car je te souhaite longue vie. Avec mes amitiés. A bientôt, Philip

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