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Toi, qui partages mon âme et qui toujours me sourit
Tu portes en toi les trésors de la Terre et même, de l’Infini
Toi qui regardes le Ciel et guettes la pluie d’étoiles
Qui dans ton cœur, aussi douce qu’un voile
De soie, saura apaiser mes tourments,
Reçois de ton plus sincère ami rien qu’un modeste serment
A peine plus grand qu’une poussière d’étoile.
Ne confonds pas les larmes de pluie
Ce sont celles des Anges
Qui veillent sur ton cœur assoupi,
Et te donneront un jour plus que le plus pur des diamants
Le signe merveilleux et apaisant
Qui sera ta récompense
Et chassera au loin et pour toujours toutes les pluies de larmes.
S’il n’y a qu’un seul Prophète, comment saurais je alors
Que ton avenir sera radieux ?
Faudra-t-il prier et faire crier mon âme
Pour que le Ciel t’apporte ses faveurs ?
Faudra-t-il mourir et m’en aller pour laisser les aurores
Déposer sur toi ce manteau de douceur plus précieux que l’or
De la Terre, qui te protégera
De blessures si profondes
Qui ne soient aux yeux du monde
Que de noirs océans impuissants devant un cœur pur.
Toi, qui partage mon âme je ne puis t’assurer de la miséricorde du Miséricordieux
Je ne suis rien qu’un homme qui sait à peine regarder les Cieux.
Mais je crois au vent qui murmure à nos cœurs fragiles
Les plus grands des mystères
Qui dans le plus grand secret de nos âmes
Fortifient nos certitudes et balaient nos solitudes.
O, toi qui partage mon âme s’il n’y a qu’un seul don que tu doives me faire,
Fais-moi alors le don de tes larmes, de tes tourments,
Lorsqu‘ils frappent ton cœur,
Pour qu’il n’y reste rien que Joie et Bonheur
Je les recevrai non pas comme le fardeau de bien tristes errances
Mais comme le gage certain de toutes tes espérances.
Te voila, ma douce âme, sœur de la lune et de la rosée,
Insensible aux souffles vagues, attentive et étonnée,
Qui, dans la nuit sereine, écoute tous les secrets de ton âme.
Sans jamais succomber au regret, tu te redresses et tu espères.
Et si de l’écueil du Temps, je venais à faiblir
Si ma plume devenait lasse,
Comme le torrent, je saurais rebondir
Pour te dire les chants du monde
Et, au cœur des songes, ces émotions si fécondes
Et garderai dans mes rêves étoilés
Une si adorable amitié.
On a tous dans le cœur une larme oubliée,
Un peu de sang séché.
Je mettrai dans ton cœur ce poème
Et rien qu’un peu de mon cœur
Rien d’autre que le vent ne sème
Et se pose en silence tout au fond de ton regard si pur.
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