|
Histoires anciennes et pathétiques.
…..Histoires anciennes et pathétiques dont s’enchevêtre le Présent,
Histoires d’absence et de semence mêlant le Vif et le Décomposé,
Atavismes, héritages, inhérences, scissions, arrachements et change,
Récits et bribes de récits de Fondations et d’Essaimages, Histoires
Anciennes, héroïques et grotesques, chairs et terreaux de Désirs
Polémiques, Sanglantes Origines, la profonde Mémoire tissée de
Meurtres et de mythes orgiaques, couture à lèvres déchirées les
Ossements et le Vivace, le Sacrifice et le Foyer, Violences et
Berceaux, le Crâne et la Caresse et la Transe et le Rire…….
Ô qui dira la suite et la série, la concaténation et la rupture des Âges,
Le rite recommencé d’accouplements et de naissances, le Nombre et
Les Générations, à chaque fois leur tour, descendant, remontant les
Marches funéraires et dans le dénuement de tout Secret, nouera les
Signes improbables d’une future Bonté? Ô Vivant à la peur, au désir,
À la mort, impossible Bonté, une impossible Immunité puisque nés
Au mortel, puisque visibles! Histoires anciennes et pathétiques, elles
Sont légions les résurgences de bruit et de fureur, la Surpuissance et
La Domination et la Folie de Force, les Affabulations……..
Cousus de tremblement et de velléités, frangés d’incertitude et de
Délaissement, Visages à double Face, Visages de tourment, déjà
Masqués du voile de Désêtre, déjà l’Effacement nous guette, Ô
Coulures innombrables, désastre des ratures sur le portrait taché
Des Faces, Regards obliques, pupilles aux songes s’éloignant vers
L’Intime inconnu dans la cache du cœur qui ne se livre pas, nous
Cherchons à toucher l’effigie qui peu à peu s’ensable et se délite,
À lire le Commandement et la Loi illisibles sur le front et la peau
De tout autre Semblable que nous ne connaîtrons jamais……..
Histoires anciennes et pathétiques, Histoires de l’Autre, Histoires
Du Temps, de l’Aujourd’hui, nulle Grâce sans doute, nulle
Annonce adressée, ni l’assurance d’une origine ferme, ni promesse
Tenue, ni la Béatitude, ni Retour ni Salut à venir, ni la Terre sans
Mal mais la Béance éparse dont surgissent les Corps, dont se
Creuse le Soi, mais la Vitalité violente que pacifient parfois les
Œuvres et les Chants, la Merveille d’une Amicalité fragile……..
Infiniment l’Ecart, l’Appartenance, Ô Palimpsestes!……..
|