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La nuit nous emporte,
vers les interdits de la porte,
vers l'oubli qui frappe à la porte,
vers la comédie qui nous transporte,
vers la jalousie peu importe,
c'est la nuit qui nous emporte.
Vers la sable d'une plage dorée,
vers le mirage d'un oasis enchanté,
vers le grain de ta beauté illuminée,
vers le sablier du temps inachevé,
c'est la nuit qui nous transporte.
La nuit nous transporte,
vers nos étreintes pas encore mortes,
vers l'amour qui cogne à la porte,
vers le sang qui afflue à l'aorte,
c'est la nuit qui nous apporte.
C'est la nuit qui nous apporte,
vers l'entrebaillement de cette porte,
vers le grincement de cette porte,
vers notre sexe qui se comporte,
vers le matin que la brume emporte,
vers les dessins de nos eaux si fortes,
c'est la nuit qui emporte.
Didier écrit 23 10 2011
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