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Le Corps, les Signes et le Tombeau.
…..A l’Ouvert sans mesure ouverts et couturés, ouverts et dessillés,
Qu’éblouit la Puissance solaire, ouverts demi-ensommeillés, Béance
Bleue et noire, une Lumière d’ombres et de clairière nous montre un
Monde à déchiffrer et à nous-mêmes des Signes difficiles, ouverts et
Séparés, ouverts et divisés, Chose et Silence perdus, un Paradis, une Eau,
Un Ventre intemporels, un Nid d’obscure souvenance et le Terrier sans
Nom d’avant les Origines, l’Enveloppe et la Bogue, un éternel Abri…..
Un Naître nous échoit à la Merveille du Dehors, à sa blessure, un Falloir,
Un Devoir dans la Contrainte et les Possibles, nous nous cherchons des
Personnages et des Refuges pour nous tenir et soutenir et charpenter le
Cartilage frêle de nos Moi, l’inconsistance des frontières, l’assaut nombreux
De Forces et Contre-Forces, du disloqué, du morcelé qui attendent leurs
Formes, des mosaïques de Visages, des cortèges de Mères et de Pères
Mêlés, terreurs, caresses, grimaces et menaces, empreintes, Voix d’anges
Et de sirènes dans la caverne de la Peau, Interdictions, Initiation. Dans la
Forêt mentale veillent les Ogres et les Bêtes…..
Histoires communes et singulières, Histoires, Légendes Ô Millénaires,
Le Corps, les Signes et le Tombeau, une langue se lève tissant les traces,
Rythmant les Marques et les Figures, récitant malgré soi l’Archaïque, les
Puissances sonores, les Fictions visuelles, les contes et les Fables que la
Raison recouvrira de sables et de voiles légers, oubli de tous commencements,
Pourtant mémoire sensible à jamais imprégnée, Ecrits, Visions, Musique….
Expérience de Soi, expérience étrangère, sur l’échiquier mental, fleurissent
L’algèbre des passions, l’immensité du Nombre, la royauté des Lois, le
Cavalier tragique, la dame tentatrice et le rire du Fou, victoires et défaites…..
Et que je n’oublie pas les fêlures des statues intérieures en miroir, figurines
D’argile et de plâtre qui peuplent les théâtres intimes, les sédiments charrués
De souffrances réelles , de plaisirs fugitifs, les drames minuscules et
Terrifiants du Dedans et du Dehors, les fleurs équivoques d’Amour et de Haine,
Le masque des Vieillesses au sablier de bronze, et que je n’oublie pas cette
Douceur pourtant toujours éperdument cherchée, fourrure des corps aimés,
Caresses infinies à jamais interdites, à jamais éloignées, cette Tiédeur divine
Comme une Idée du Cœur, comme une épaule nue infiniment humaine…….
La Loi, les Rêves et la Distance, des Voix étranges et familières naissent et
Meurent, vont et viennent tournant et récitant les histoires écrites entre le
Corps, les Signes et le Tombeau……
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