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Entre le vide il y a des mots
et une ombre qui m’appartient,
venue de si loin.
Entre la vie et la mort
il y a des soleils éphémères,
des chansons portant les rêves
et ce parcours où il faut tant marcher,
des lettres de l’alphabet
qui s’envolent.
Entre l’inconnu et ce vide immense,
c’est comme un soir qui frissonne
et bavarde du temps passé
aux portes de nos automnes,
c’est comme un sanglot
qui remonte avec la marée
et puis vous fait du bien.
Entre les heures il y a l’éternité
et des vents fous
où je me perds parfois,
où un instant, au verbe chercher,
je viens m’enchaîner.
Entre ce vide obsédant il y a des mots,
les tiens, quand les miens
n’ont plus de saison.
Et des musiques secourables
sous un ciel aveugle
qui n’y comprend plus rien.
Je t’ai reconnue, mon inconnue,
une tache d’encre
où soupirent les mots.
Un poète s’efface doucement,
juste à cause du temps,
juste à cause du temps.
Il est venu de l’ombre
où des soleils se meurent.
Qui l’a entendu et reconnu,
ce cri venu jusqu’ici,
où jadis, enfant,
il fut entre le vide et le néant,
entre le vide et le néant.
Toi sûrement
A mon amie Denise Lassartesse écrivain
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