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ONIROPOLIS, LA CITÉ DU RÊVE
Fallait-il donc rêver,
Dans ces lieux dépavés ?
Fallait-il donc rêver,
De contrées merveilleuses,
De cités orgueilleuses ?
Fallait-il donc rêver,
Sous un ciel délavé ?
Fallait-il donc rêver,
Aux volutes félines
De notes cristallines ?
Fallait-il donc rêver,
Sur un sol incurvé ?
Fallait-il donc rêver,
À de secrets passages
Ou d’ultimes messages ?
Fallait-il donc rêver,
Pour mieux se retrouver ?
Fallait-il donc rêver,
À une aube naissante
Sans fin… éblouissante ?
Fallait-il donc rêver,
En voulant tout sauver ?
Fallait-il donc rêver,
D’un voyage impossible,
D’un monde inaccessible ?
Un jour, nous rêverons….
Nous porterons au front
Un sceau, comme un présage
Marquant notre visage…
Vers d’autres paysages…
Un jour, nous rêverons…
Un jour, nous partirons…
Un jour, nous partirons, avant le cataclysme…
Nous quitterons le port et nous franchirons l’isthme…
D’un crépuscule d’or, coulera le vermeil… (*)
Alors, nous glisserons... dans un profond sommeil…
Nos vaisseaux, vogueront vers de lointaines grèves….
Nous verrons la cité qui règne sur les Rêves…
Somptueuse, émergeant, parmi les champs de lys…
Nos yeux s’inclineront… vers Oniropolis…
(*) Vermeil : alliage d’or et d’argent
© Gérard ANGELIS - onirisme quantique – septembre 2011
Publication autorisée avec mention de la source
Ce poème est cité en référence par Wikipédia (rubrique Onirisme)
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