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Je fixerai aux cieux des rubans, des bannières,
Des carillons joyeux, des célestes lumières
Que le vent portera tel un grand chant d'amour,
Dans l'ourlé de ton coeur, dans la paix de ta cour.
Je graverai ton nom sur des écumes blanches,
Taillerai dans les flots des robes pour tes hanches,
Et sur les horizons où le songe s'enfuit,
Ombre, je veillerai au repos de ta nuit.
Si, rêveuse, là bas, sur ton île lointaine,
Tes yeux cherchent encor la nef d'un capitaine
Dans ses voiles portant un chant, une rumeur,
Sache que quelque part, et pour toi, bat un coeur.

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