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Je boude,
dans mon boudoir,
sans papiers buvards,
avec des boudoirs,
des biscuits absorbants,
bien trempés assurément.
Je boude,
marchant au hasard,
sur le boulevard,
qui n'a plus d'entête,
il pleut dans ma tête,
je n'ai plus de papiers,
ceux de mon identité.
Je boude,
je fronce les sourcils,
entendre des mots raccourcis,
un avenir pas très précis,
dans ces temps indécis.
Je boude,
dans mon espace confiné,
la bêtise est si raffinée,
la langue fourchue si affutée,
mais ma grimace est si affinée.
Le boudoir,
c'est un espace à part,
pas de volute dans ce fumoir,
l'air sera si pur avant le neutre,
comme la pointe de mon feutre.
Je ne boude plus,
ma moue sera un tout,
une carte à jouer comme atout,
ma mine de crayon écrira tout,
les dérangements de monde fou.
didier écrit le 11 09 2011
En mémoire à des événements de cette date
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